Sunday, 25 May 2014

Nuri Bilge Ceylan et le cinéma tectonique

Publié le 23/05/2014 sur www.africine.org

Nuri Bilge Ceylan est le chouchou cannois du cinéma turc. Presque tous ses films sont passés par la croisette et lui ont valu plusieurs prix, sauf la Palme d’or. Avec Winter Sleep, il a toutes les chances pour passer ce cap. Son film précèdent nous avait emmenés au fin fond de sa propre région, l’Anatolie. Le film avait l’air de poème célébrant la terre comme sol dans lequel tout prend racine. Dans celui-ci, l’Anatolie est une terre rocailleuse qui semble protéger ses habitants du froid mais aussi de tout mal. Ce qu’elle ne peut cependant pas c’est les protéger d’eux-mêmes.
Les films de Ceylan ne sont pas citadins même si les personnages sont toujours hantés par la ville. Dans Il était une fois l’Anatolie, Istanbul restait un arrière-plan très lointain comme centre du pouvoir institutionnel. Dans Winter Sleep, elle a une présence plus marquée tout en restant physiquement absente. Les personnages sont comme prisonniers dans la roche des collines anatoliennes. La ville, est un arrière-plan psychique qui les hante ; des fois comme un mal qu’ils ont fuient, d’autres fois comme un bonheur qu’ils regrettent et d’autres fois encore comme un espoir de salut convoité mais qui ne tarde de se révéler illusoire.
Toujours est-il, on dirait que Ceylan, ayant de la suite dans les idées, avait campé son décor dans Il était une fois l’Anatolie et que dans Winter Sleep il le fait habiter par des personnages qui sont comme des fantômes ou des esprits qui hantent les grottes millénaires des steppes. Dans cette atmosphère presque mythique, Ceylan revient vers les origines de tout, vers des questions primitives au sens où elles ignorent l’effet du temps. Winter Sleep est une réflexion où le réalisme crue à la Dostoïevski se mêlerait avec le tragique de Bergman pour tenter une auscultation du mal.
Les premiers plans nous livres des paysages fabuleux de la steppe anatolienne avec ses sentiers sinueux sorti des films de Kiarostami et des rochers pointillés de trous noirs renvoyant à l’origine des temps lorsque la vie ne connaissait pas d’autres espaces en dehors de cette matière tectonique dure mais aussi protectrice. En effet, dans le ventre de cette froideurs, comme des ourses recroquevillés, les membres d’une famille qui tient un hôtel enclavé dans la roche se côtoient, se partagent la chaleur des lieux, se déchirent par amour et par tendresse. Ici, c’est Bergman qui aurait signé ces scènes de confrontation dans lesquelles les personnages ne montrent pas la moindre hésitation de renvoyer les uns aux autres leurs images comme des miroirs qui les dénudent de tous les masques. A quoi servent les masques quand la société n’est plus ?
Chacun des personnages est un reflet des autres. Il nous les livre dans toute leur nudité à force de questionnements, de révélations sur le passé, et d’aveux sur soi-même. Les conversations suivent des courbes presque reproductibles d’une scène à l’autre avec un rythme progressif. On dirait que le réalisateur est un sculpteur qui multiplie des coups de scalpel dans une masse de roche pour en faire sortir des formes humaines. C’est là où on comprend que ce n’est pas un Bergman aux décors urbains clos et calvinistes qui procède à la mise à nu sans merci de ses personnages, mais un autre esprit aussi malin qui se bat contre une matière tectonique. Toutefois ; bien qu’elle paraisse raide de l’extérieur, elle est toute chaleur et tendresse à l’intérieur comme du coton de couveuse.
La matière rocheuse joue un rôle fondamental et évident dans Winter Sleep. Si Mr Ayden, dans son hôtel arrive à chauffer ses locaux, Ismaël, le jeune homme qui vient de sortir de prison, a du mal à nourrir sa petite famille. Pire encore, il doit se battre contre l’huissier que lui envoient les avocats du premier. Là c’est à un ton plutôt Dostoïevskien que Ceylan se livre. L’opposition entre riche et pauvre, maitre et esclave dans le cadre d’une nature dure et méchante qui n’épargne personne, renvoie à cette atmosphère du roman russe du 19ème siècle. Ismaël est un personnage qui ne fait aucun compromis, soit au nom de ses convictions soit parce qu’il a baissé les bras face à un destin impassible. Il livre sa femme, sa mère, son frère et son propre fils à la misère, au froid et a l’humiliation plutôt que d’accepter la charité de la femme du sieur qui, sans le vouloir vraiment, leur inflige tous les maux. 

Tous les personnages semblent résignés à leur sort. Comme s’ils étaient pétrifiés par la douleur, ils renoncent à leurs âmes. Aydin renonce à Istanbul comme il renonce à dompter le cheval qu’il avait acheté ; Ismaël ne voit aucune issue à sa misère et celle de sa famille, Nihal voit sa vie s’arrêter alors qu’elle est au printemps de l’âge, … Il n’y a pas d’issue et la fin du film n’apporte presque rien de nouveau par rapport à son début sinon que les personnages ont cessé de se battre et d’espérer. C’est tragique certes, mais le tragique chez Ceylan ne signifie pas le pathétique. C’est ainsi qu’il prend le spectateur à la gorge.


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Run de Philippe Lacôte, un aléa de la sélection cannoise

Publié le 22/05/2014 sur www.africine.org

Lorsqu’on lit le dossier de presse de Run, le film de l’Ivoirien Philippe Lacôte, on pense tout de suite à la réflexion récemment faite par Jean-Michel Frodon au sujet de l’image un peu trop franco-française que la sélection du festival de Cannes risque d’avoir. Ce qui n’est pas que bonne chose pour le cinéma et encore moins pour le festival lui-même. Sur la dernière page du livret on pouvait lire les noms et les contactes de la production, de l’agent de presse et de la distribution française et internationale. Tous sont français.
Or, le film et présenté comme ivoirien. C’est le principe selon lequel le film a la nationalité de son auteur, me diriez-vous. Soit. C’est une bonne chose. Mais les choses sont trop complexes, et ce pour les films africains d’une façon général. A défaut de structures nationales, il ne restent aux réalisateurs que les guichets étrangers et pour l’Afrique de l’Ouest cet Etranger n’est autre que la France. Néanmoins, si le festival continue de sélectionner que les films de production française ou ayant un coproducteur français, il y a un grand risque qu’une partie des films africains reste invisible. Il y a risque que le lien professionnel et/ou institutionnel aux structures françaises remplace le critère de la qualité dans la sélection. Ceci n’est certes pas une bonne chose. Ce qui est dommage et surtout injuste.
Pour ce qui est de Run, le bon vent l’a mis sur la croisette. Il est sélectionné dans Un Certain Regard et compète pour la caméra d’or, prix décerné aux nouvelles découvertes. Que ce film soit une découverte, soit. Qu’il en soit une excellente, il y un grand doute, hélas. 
Comme beaucoup de films africains ou sur l’Afrique, Run traite de la misère africaine. Philippe Lacôte fait le point sur plusieurs décennies de l’histoire actuelle de son pays à travers le parcours d’un jeune Ivoirien au destin très particulier: Il est condamné à fuir continument d’une situation à l’autre sans répit. Un peu comme la Côte d’Ivoire qui ne cesse de se débattre dans son instabilité. Mais là ne réside pas le péché du film.
Il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées, et encore moins de bonne intentions, pour faire de bons films. Il y a d’abord un problème de construction. Le parallélisme que le film entend établir entre un mythe local, celui du faiseur de pluie et la situation contemporaine du pays n’est pas bien agencé. On ne voit pas vraiment le lien à moins que ce ne soit l’origine du mal qui a atteint Run et le condamne à ne jamais trouver de repos. Ce qui parait trop facile et surtout très discutable si on l’applique au pays. Ce serait trop facile aussi, et surtout trop superficiel, de prétendre comprendre le mal de l’Afrique.
Ensuite il y a un problème de rythme que le film a du mal à trouver. L’on passe d’un épisode à un autre sans lien profond entre les uns et les autres. La chronologie et l’âge du personnage sont presque les seuls indices dont on dispose. Là encore, le récit ne fait pas le film. De même, les grandes phrases ne font pas nécessairement de bons dialogues. Les personnages, débitent des répliques comme s’ils étaient de grands sages sortant d’un film de Cheikh Omar Sissoko, ou un Souleymane Cissé. Ils en ont l’air, mais le jeu trop évident et trop artificiel des acteurs fait que les mots perdent encore plus leurs sens. On oublie que plus souvent, c’est dans les mots simples que réside le plus de sagesse. Il faudra ensuite trouver le bon ton.
Le fait est que le film n’arrive pas à proposer une atmosphère cohérente de forme et de propos. Lacôte a cherché à combiner des thématiques et des styles qu’il ne semble pas maitriser. Le mariage de la tradition et de la mythologie africaine avec l’actualité du pays est une bonne intention, mais il fallait trouver la bonne construction et surtout le ton juste. Ceci n’est pas choses facile lorsqu’on s’engage sur un terrain ou d’autre ont déjà fait des pas et laissé des traces. Ils ont de ce fait mis la barre très haut.

Il est sélectionné à Cannes au nom de l’Afrique. Il a l’avantage que d’autres n’en ont pas. C’est mieux que rien, peut-être.

http://www.africine.org/?menu=art&no=12238

Timbuktu vole la star à Kidman et Kelly

Publié le 16/05/2014 sur www.africine.org

C'était hier que le rideau a été levé sur la soixante-seizième édition du festival de Cannes. J'arrive en retard donc. Une journée de retard à Cannes cela signifie que j'ai raté beaucoup de choses. Il s'agit moins de l'ouverture officielle qui pour les critiques n'est pas d'un grand intérêt, mais c'est le démarrage d'une fête où le cinéma est célébré à plusieurs niveaux.
De ce point de vue Cannes reste fidèle à sa réputation. Un jour seulement et les passions sont déjà  déchainées. La principauté de Monaco décline l'invitation d'assister à l'ouverture avec un film sur la mère du prince Albert et icone d’Hollywood, Grace Kelly. Il parait en effet que cela ne valait pas le déplacement à lire les premiers reportages. Il parait même que Timbuktu la princesse du désert malien aurait volé la star à Nicole Kidman, voire même à Grace Kelly. Plus encore, c'est l'Afrique qui marque particulièrement le début de cette édition 2014 de Cannes. Les deux premiers jours voient passer presque toute la participation africaine : à côté de Timbuktu, Fla (pour Faire : l'amour) du Haïtien Djinn Carrénard ouvre la Semaine de la Crititque, Run, le premier long-métrage du franco-ivoirien Philippe Lacôte est présenté dans Un Certain Regard. Ceci pour ne mentionner que les films les plus en vue et qui font déjà jaser.
Sur mon chemin vers Cannes, et dans les corridors des aéroports, je ne peux m'empêcher de feuilleter la presse internationale pour m'enquérir, en avant-gout, des faits cannois. Quand on lit par exemple au sujet de Timbuktu : And what better way to start a festival than that? soulignant que la vraie ouverture de Cannes cette année était officiellement Grace Kelly, mais pour les cinéphiles, ce sera Timbuktu, on regrette plus que jamais de ne pas être arrivé à temps. Du coup je ferme les yeux et je vois un grand homme sentant le désert malien monter sur la scène du palais des festivals pour recevoir l'un des prestigieux prix cannois. Il prendrait ainsi la relève d'Abdellatif Kechiche et avant celui-ci Mahamet Saleh Haroun, et il y a longtemps avant eux Youcef Chahine et Mohammed Lakhdar Hamina.
Mais je lis encore d'autres choses alors que je suis coincé dans la zone de transit. Un autre son de cliché semble relativiser la qualité du film de Sissako. Il Est accusé de faire du drame malien un fonds de commerce et un plat à servir aux occidentaux qui financent son film. Ce n'est pas l'idée que j'ai du réalisateur de Bamako et En attendant le bonheur. J'ai peur de la déception.

Chaque année je suis très impatient de me rendre à Cannes. Mais là mon impatience est sans limites. J'ai hâte d'arriver, je prendrai le train en marche hélas, mais je me rattraperai. Timbuktu repasse demain en la fameuse séance de rattrapage. A demain donc, je vous en dirai alors un peu plus.

http://www.africine.org/?menu=art&no=12230

Wednesday, 30 April 2014

Cannes 2014 - The selection



 

> The Press Conference of April 17th

 

> Download the Press Kit 2014


 






IN COMPETITION


Opening Film  
   
Olivier DAHAN
GRACE DE MONACO            
Out of Competition
1h43
   
 *** 
   
Olivier ASSAYASCLOUDS OF SILS MARIA2h03
   
Bertrand BONELLOSAINT LAURENT2h15
   
Nuri Bilge CEYLAN
WINTER SLEEP
3h16
   
David CRONENBERGMAPS TO THE STARS1h51
   
Jean-Pierre DARDENNE, 
Luc DARDENNE
DEUX JOURS, UNE NUIT1h35
   
Xavier DOLANMOMMY2h14
   
Atom EGOYANCAPTIVES1h53
   
Jean-Luc GODARDADIEU AU LANGAGE1h10
   
Michel HAZANAVICIUSTHE SEARCH2h29
   
Tommy Lee JONESTHE HOMESMAN2h02
   
Naomi KAWASE
FUTATSUME NO MADO
(Still the water)
1h50
   
Mike LEIGHMR. TURNER2h29
   
Ken LOACHJIMMY’S HALL1h46
   
Bennett MILLERFOXCATCHER2h10
   
Alice ROHRWACHERLE MERAVIGLIE1h50
   
Abderrahmane SISSAKOTIMBUKTU1h40
   
Damian SZIFRON
RELATOS SALVAJES
(Wild Tales)
1h55
   
Andrey ZVYAGINTSEVLEVIATHAN2h21
   

 



UN CERTAIN REGARD

Opening Film  
   
Marie AMACHOUKELI,
Claire BURGER,
Samuel THEIS
PARTY GIRL
1st film
1h35
   
 *** 
   
Lisandro ALONSO
JAUJA
(Land of Plenty)
1h41
   
Mathieu AMALRICLA CHAMBRE BLEUE1h15
   
Asia ARGENTO
INCOMPRESA
1h43
   
Kanu BEHL
TITLI
1st film
2h04
   
Ned BENSONELEANOR RIGBY
1st film
1h59
   
Pascale FERRANBIRD PEOPLE2h07
   
Ryan GOSLING
LOST RIVER
1st film
1h45
   
Jessica HAUSNERAMOUR FOU1h36
   
Rolf de HEER
CHARLIE’S COUNTRY
1h48
   
Andrew HULME
SNOW IN PARADISE
1st film
1h48
   
July JUNG
DOHEE-YA
(A Girl at my Door)
1st film
1h59
   
Panos KOUTRASXENIA2h03
   
Philippe LACÔTERUN
1er film
1h40
   
Ruben ÖSTLUND
TURIST
2h
   
Jaime ROSALES
HERMOSA JUVENTUD
1h43
   
WANG ChaoFANTASIA1h25
   
Wim WENDERS
Juliano RIBEIRO SALGADO
THE SALT OF THE EARTH
1h40
   
Keren YEDAYA
LOIN DE SON ABSENCE
(Away From His Absence)
1h35

 


OUT OF COMPETITION


Dean DEBLOISDRAGONS 21h45 
   
ZHANG YimouGUI LAI
(Coming Home)
1h51  


MIDNIGHT SCREENINGS


CHANGPYO JEOK 
(The Target)
1h39   
   
Kristian LEVRINGTHE SALVATION1h30   
   
David MICHODTHE ROVER1h40



SPECIAL SCREENINGS


Aida BEGIC, Leonardo DI COSTANZO, Jean-Luc GODARD, Kamen KALEV, Isild LE BESCO, Sergei LOZNITSA, Vincenzo MARRA, Ursula MEIER, Vladimir PERISIC, Cristi PUIU, Marc RECHA, Angela SCHANELEC, Teresa VILLAVERDELES PONTS DE SARAJEVO
(Bridges of Sarajevo)
1h50   
   
Gabe POLSKYRED ARMY 1h25 
   
Sergei LOZNITSAMAÏDAN 2h  
   
Ossama MOHAMMEDEAU ARGENTEE, SYRIE AUTOPORTRAIT (Silvered Water, Syria Self-Portrait)1h50 
   
Stéphanie VALLOATTOCARICATURISTES - FANTASSINS DE LA DÉMOCRATIE 
(Cartoonists - Foot Soldiers Of Democracy)
1h46   



70TH ANNIVERSARY CELEBRATION OF LE MONDE NEWSPAPER:



Yves JEULANDLES GENS DU MONDE 1h22   

Transnational

They Will not represent themselves ... 2012

In a transnational approach, the opposition between “Centre” and “Periphery” is not really geographic. The Orient for Saïd “is not an inert fact of nature”, and the same is Occident. The same idea can be translated in Achille Mbembe’s words about the “... globalization as central fact of our epoch, the generalized expansion of the form-merchandise and its grip on the totality of natural resources, of human productions, briefly on the whole living7“. This is to say that criticism, as a lucid thought, is a permanent process of resistance to the malefic will looking for dividing the world in order to reign. Against this crawling beast, the postcolonial studies suggest a serious effort of “de- compartmentalization” against all kinds of forces of differentiation trying to elevate walls of intolerance. Only constructive trans- nationalism is able to theorize the principals of sharing and multiculturalism as fate of the human being. Only this kind of creative criticism can show how the idea of “partitioning” and dividing is absurd. In such an approach, it is not possible anymore to say: “I am the only one who is worth. But I am worth, as I, only if the others, as They, are not worth”. That’s how someone like Dipesch Chakrabarty wants to “provincialize8” Europe by deconstructing the mental schemas of what she calls the “advanced societies” which have nothing else to offer but imperialism, xenophobia, ethnocentrism ...
I could not not think to what Haile Gerima told me about how he feels himself naturally linked to the marginalized persons. The same goes for Abdellatif Kechiche who sees himself in the fight of Sarah Baartman. The first one felt a spontaneous solidarity with the black Americans not so much because they have an African connection but mainly because they were, like him, denied their rights to be considered as equal. The other saw in the story of the Black Hottentot his own frustration. When he started his career as a director, he was refused the ability to be considered like anybody else from the North. I see the intellectual project of the two filmmakers as a demystification of the absurd gap established, against any bon sense, between a so called centre and periphery. Therefore someone like Achille Mbembe is very pertinent. He calls for a re-writing of History as a space of plurality putting together and simultaneously Here and There, because the former is part of the latter and vice versa. This is how he identifies the frame according to which one could look at themes like Integration, Nation, Identity, Citizenship, Emigration, etc9. This was already the idea of Edward Saïd for whom human reality is undividable and its hybridity and heterogeneity is a concrete fact non depending from any political will neither slogan. He emphasizes “... that neither the term Orient nor the concept of the West has any ontological stability; each is made up of human effort, partly affirmation, partly identification of the Other10“.
In this book I want to point to the work of misrepresentation or misinterpretation of the World order producing what Karamchand Gandhi11 called the seductive fable (fable séduisante) whose touchstone is the idea of division, separation... I believe in this process of creativity described by Edward Saïd as unlearning the spontaneous spirit of domination. That’s why I emphasize the work of artists who are fighting against the spread of stereotypes and the loss of authenticity standing against any kind of fatality disabling them of using cinema to represent themselves. 

Friday, 2 August 2013

FESTIVAL INTERNATIONAL DES FILMS DE LA DIASPORA AFRICAINE DE PARIS

DANS LE CADRE DE LA PROJECTION D'OUVERTURE DU FESTIVAL INTERNATIONAL
DES FILMS DE LA DIASPORA AFRICAINE DE PARIS.
J'ai le grand plaisir de vous inviter à la première Européenne du film :
"Derrière Les portes Fermées " du réalisateur franco marocain MOHAMMED
AHED BENSOUDA
une production avec la SNRT ( La société Nationale de Radiodiffusion
et de Télévision) et soutenue par L'OIF( organisation international de
la francophonie) et le CCM ( le centre cinématographique marocain ) .
LE FILM a été récompensé au REMI AWARDS 2013 a HOUSTON par le prix
spéciale de jury .
La projection aura lieu le 06/09/2103 au multiplex cinématographique-
Etoile Lilas -  à 20H              ( métro Porte Delilas ).

Voici le lien Programation :
http://www.etoile-cinemas.com/lilas/film/52446

Le site du festival:
http://fifda.org/

La page du film :
http://fifda.org/derriere-les-portes-fermees/

Pour le téléchargement du catalogue ,des photos et des affiches du film :
www.lesportesfermees.com
Ou directement au
http://www.derrierelesportesfermees.com/site/?page_id=1251


-- 
      MOHAMMED AHED BENSOUDA
                LES FILMS7 sarl
                      MAROC

Thursday, 20 June 2013

Association Trophées Francophones du Cinéma


 
Le Projet
Les Trophées Francophones du Cinéma ont pour vocation de mettre en valeur chaque année les artistes , les techniciens et les films de la production cinématographique des pays de la Francophonie en organisant chaque année deux semaines de projection d’une sélection de films suivies d’une cérémonie de remise de prix.
La première édition des Trophées Francophones du Cinéma aura lieu à Dakar du 18 au 29 juin 2013 au Théâtre National Daniel Sorano. Il faut signaler que l’entrée est libre et gratuite en fonction des places disponibles.
Les films éligibles
Sont éligibles tous les films sortis en salle ou présentés en festival dans l’année précédent la Cérémonie ,dont le réalisateur s’exprime en français et dont la moitié des dialogues est dans une des langues de la Francophonie.
Les films sélectionnés
Chaque pays de la francophonie présente au maximum trois longs métrages et un court métrage ,choisis parmi les films éligibles de l’année dans sa production nationale. Cette sélection de films constitue la Collection Cinéma et Francophonie de l’année. Elle est dévoilée le 20 mars ,lors de la Journée Mondiale de la Francophonie.
Les électeurs
Les électeurs du premier tour de vote sont des francophones du monde entier travaillant dans le champ culturel, mais en dehors de la filière cinéma et audiovisuelle .Ils constituent l’Académie Francophone du Cinéma. Pour la première session, ils sont au nombre de 138.
Les électeurs du second tour de vote sont les membres de l’Académie Francophone du Cinéma, auxquels se rajoutent des professionnels sénégalais du cinéma et de l’audiovisuel ainsi que des personnalités dont l’activité professionnelle soutient directement ou indirectement l’industrie cinématographique au Sénégal. Pour la seconde session ils sont au nombre de 35.
La procédure de vote s’effectue intégralement en ligne sous contrôle d’huissier. L’Huissier est Maitre Armengaud Gatimel ,40 Rue de Monceau Paris.
Les Trophées
Neuf trophées sont attribués :
Trophée Francophone de l’Interprétation féminine
Trophée Francophone de l’Interprétation masculine
Trophée Francophone du second rôle féminin
Trophée Francophone du second rôle masculin
Trophée Francophone de la réalisation
Trophée Francophone du scénario
Trophée Francophone de la contribution technique
Trophée Francophone du court métrage
Trophée Francophone du long métrage
La présentation des films aux électeurs et le vote ( 1er tour)
Pour le premier tour ,chaque membre de l’Académie Francophone a reçu un coffret DVD regroupant l’essentiel des films sélectionnés faisant partie de la Collection Cinéma et Francophonie de l’année.
Les coffrets sont envoyés le 15 avril soit quatre semaines après le dévoilement des films sélectionnés.
Pour chacun des films, une fiche de présentation comportant la fiche technique et artistique, le synopsis, et la note d’intention du réal est constituée par l’AFT Ciné et présentée aux membres de l’Académie Francophone sur le site de l’AFT Ciné.
Les membres de l’Académie Francophone ont ensuite accès au site de vote du jeudi 16 mai à 18h au mercredi 5 juin. Le vote sera clôturé à 15h en électronique, les votes papier étant acceptés jusqu’à 17h.
Pour cette première édition, il y avait 51 films LM et 21 films CM à départager au premier tour.
Chaque catégorie comporte cinq nominations.
Les nominations sont annoncées le 10 juin 2013 à 18h et mises en ligne sur le site officiel de l’AFT Ciné.
La présentation des films aux électeurs et le vote (2éme(( tour)
Pour le deuxième tour ,l’AFTCIné organise des jours de projections à Dakar de tous les films ayant obtenu au moins une nomination, afin de permettre aux électeurs sénégalais qui le désirent de découvrir ces films sur grand écran. Ces projections sont également ouvertes au public.
Chacun des électeurs sénégalais recevra également le coffret DVD regroupant l’ensemble des films sélectionnés faisant partie de la Collection Cinéma et Francophonie de l’année, afin de leur permettre de découvrir en DVD les nominations qu’ils n’auraient pas pu voir sur grand écran.
Les électeurs auront ensuite accès au site de vote électronique, du mercredi 12 juin à 16h au Mercredi 26 juin. Le vote sera clôturé à 12h en électronique, les votes papier étant acceptés jusqu’à 18h.
Pour cette première édition ,il ya 18 films de LM et 5 films de CM parmi lesquels choisir les lauréats des Trophées.
La cérémonie de remise des Trophées
Elle a lieu le 29 juin à Dakar au Théâtre National Daniel Sorano.
Elle sera diffusée en différé sur les réseaux TV5 Monde.
Administrateurs et Bureau de l’Association
Le projet des Trophées Francophones du cinéma est porté par une association de droit canadien, l’AFR Ciné, dont les fondateurs sont Mme Nicole Gillet, déléguée générale du Festival du film Francophone de Namur,( Belgique) M. Alain Rocca,administrateur délégué de l’Académie des César( France),M. Samuel Faure ,directeur des partenaires du Festival de Cannes ,M. Henry Welshancien producteur de la Société des Jutra ( Quebec) et les premiers membres à titre de représentation d’organisation M. Luc Picardancien président de la Nuit des Jutra ( Quebec)M. Frédéric Delcor représentant l’Académie André Delveaux et M. Dan Cukier représentant le FIFF.
Le Bureau est composé de Henry Welsh président ,Nicole Gillet ,vice président, Samuel Faure directeur des opérations et Alain Rocca ,secrétaire général, qui sont également responsables de la structure de production exécutive Trophées Francophone Organisation.
L’AFT Ciné bénéficie du soutien institutionnel de l’OIF et a vocation à s’ouvrir à toute organisation ou institution désireuse de soutenir le développement des Trophées Francophones du Cinéma et d’apporter son soutien à la promotion du cinéma dans l’ensemble des pays de la Francophonie.